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En Iran les juifs ont eu un destin particulier ...


Auteur Alain Chaoulli - 11/2017

En Iran les juifs ont eu un destin particulier, une longue histoire, qui dure depuis plus de 2700 ans dans ce pays ils sont parmi les minorités les plus importantes en ancienneté en Iran. Ils ont traversé des périodes difficiles et ont souffert des persécutions. Si la période pré-islamique n'a pas été dénuée de difficultés pour les juifs, le durcissement des persécutions commence après l'arrivée de l'Islam, et en particulier avec l'officialisation du shiisme comme religion d'Etat à l'avènement des Safavides en 1501. Les Zoroastres ont eu à subir les mêmes vexations que les Juifs. Et il est à noter que ce sont deux des plus vieilles communautés ayant vécu en Iran avant l'arrivée de l'islam, les Zoroastres et les Juifs, qui ont subi les persécutions les plus sévères. Les difficultés rencontrées par les juifs seront longues à disparaître. Il faudra attendre le concours des responsables venus d'Europe et l'ouverture des écoles de l'Alliance israélite universelle en 1898 pour que les persécutions s'amenuisent lentement. Toutefois, ce n'est qu'en 1917 que la pression pour forcer à une conversion à l'Islam va s'estomper vraiment.
L'étude sur le parcours historique des juifs en d’Iran à travers les vestiges de leur passé montre qu’ils ont dû se déplacer très fréquemment et leurs lieux de résidence ont varié selon les époques et dans des villes disséminées qui n'existent plus aujourd'hui. Leur parcours dans la société iranienne a été marqués par le souci de garder une continuité et les juifs ont tenu à ne pas provoquer de rupture avec leur passé. Ils se sont ancrés dans une constante préservation des souvenirs de leurs morts et ils ont montré l'existence d'un sens communautaire. Ils n’ont pas voulu compromettre la résurrection de leurs morts. Et dans leurs fréquents déplacements, sous la pression des événements, ils n'ont jamais oublié d'emporter les sépultures de leurs ancêtres. Quand ils se sont déplacés, leurs émigrations ont correspondu à un besoin de sécurité pour toute la communauté, aussi bien pour les morts que pour les vivants.
En outre, les juifs aiment leurs lieux de pèlerinage qui sont nombreux en Iran. On peut citer les plus importants : le tombeau de Daniel à Suse, Esther et Mardochée à Hamadân, Habacuc à Tuiserkân, le tombeau de Musa Ben Bary à Nahâvand, Abraham Ben Ezra à Semnân et Néhémie en basse Mésopotamie. Des lieux de pèlerinage existent également à Ispahân, où a vécu Sarah Asher, la fille du prophète Jacob, à Qazvin avec les trois amis de Daniel (Hanania, Michaël et Azria) et à Kashân avec Musa Lâvy. La ville de Lâr (au sud de l'Iran) a occupé une place historique importante pour les communautés juives, puisqu'on y dénombre plus de 70 synagogues
Ce sont pour toutes ces raisons que certains spécialistes de l'histoire des juifs en Iran, comme Baron ou Netzer, considèrent le peuple juif en Iran non pas comme une minorité, mais comme « d'authentiques Iraniens », ou bien mettent l'accent sur leur «conviction patriotique à la Perse».
Autrefois, il était de coutume de dire de quelqu'un, dont la vie avait été difficile, que « son exil prendra fin avec sa mort » et pour bénir quelqu'un, on disait « Dieu fasse que ton lieu de repos éternel ne soit pas déplacé ». Ils devraient savoir que s'ils n'avaient pas résolu leur problème d'exil de leur vivant, ils ne devaient pas s'attendre à ce qu'il soit résolu par d'autres, après leur mort.
 




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